Question:
Est-ce que le «
Adhân » [appel à la
prière] dans
l'oreille droite du
nouveau-né et «
al-Iqâmah » [appel à
l'accomplissement de
la prière] dans son
oreille gauche se
font au septième
jour où au premier
jour [de la
naissance] ? Quand
cela doit-il se
faire ?
Bârakallâhufîkoûm
Réponse:
Avant tout : Il faut
demander est-ce que
cela fait partie des
sujets légiférés par
la « Charî'ah » [Loi
Islamique] ou non ?
Car les ahâdîth
[traditions
prophétiques]
rapportés sur le
sujet ne sont pas
forts,
particulièrement
pour « al-Iqâmah »
[à son oreille
gauche]. Quant aux
ahâdîth qui ont été
authentifiés sur
cela, ils disent :
cela est fait [al-Adhân
et al-Iqâmah] à la
naissance du
nouveau-né comme
rapporté dans ces
ahâdîth. Et la
sagesse en cela est
que ce qui est
entendu en tout
premier [par le
nouveau-né] est le «
Adhân », qui
contient
l'exaltation d'Allâh,
l'Unicité d'Allâh [at-Tawhîd]
et l'appel pour la
prière et le succès,
c'est la raison pour
laquelle cela est
fait lors de la
naissance du
nouveau-né.
Quant à la
nomination du
nouveau-né, si son
nom a été désigné
avant la naissance,
il [ce nom là] doit
lui être attribué au
moment de la
naissance. Car le
Prophète (sallallahu
'alayhi wa sallam),
en entrant auprès
des siens un jour,
il dit : « J'ai eu
cette nuit un enfant
et je lui ai donné
le nom de Ibrâhîm. »
[1] Et si le nom n'a
pas été désigné
avant la naissance
du nouveau-né, on
doit alors nommer
[l'enfant] à son
septième jour. Et on
devra alors ce jour
là sacrifier pour
lui [le nouveau-né]
dans le cadre de sa
« 'Aqîqah », lui
raser la tête si
c'est un garçon. [2]
« Les raisons et la
recommandation de
l'appel à la prière
à l'oreille droite
du nouveau-né, et
l'avis concernant
l'appel à
l'accomplissement de
la prière [al-Iqâmah]
à son oreille gauche
» Par L'Imâm Ibn
Qayyîm al-Djawziyyah
Dans ce chapitre il
y a ces Ahâdîth
[traditions] :
Le premier :
Selon Abû Abdullâh
al-Hakim, il a été
rapporté de Abû
Dja'far Muhammad Ibn
Dahîm, d'après Ahmad
Ibn Hâzam Ibn Abî
Gharza, d'après 'Ubayd
Allâh Ibn Mûssa :
Sufyân Ibn Sa'îd [al-Thawrî]
détient d'après 'Âssim
Ibn 'Ubayd Allâh ;
qui a été informé
d'après 'Ubayd Allâh
Ibn Abî Râfi', selon
Abî Râfi' qui a dit
: J'ai vu le
l'Envoyé d'Allâh (sallallahu
'alayhi wa sallam)
prononcer l'appel à
la prière [al-Adhân]
dans l'oreille de
al-Hassan Ibn 'Alî
quand sa mère Fâtima
le mit au monde (radhiallâhu
'anha). » [3]
Le deuxième :
Il est rapporté de
al-Bayhaqî dans «
al-Cha'b » d'après
un hadîth de Hassan
Ibn 'Alî (radhiallâhu
'anhumâ) que le
Prophète (sallallahu
'alayhi wa sallam) a
dit : « Celui qui
vient d'avoir un
enfant et qui
prononce le « Adhân
» dans son oreille
droite et « al-Iqâma
» [l'appel à
l'accomplissement de
la prière] dans son
oreille gauche,
verra son enfant
préservé des Djinns
[Umm al-Sibyân]. »
[4]
Le troisième :
Il est rapporté
notamment un hadîth
de Abî Sa'îd, selon
Ibn al-'Abbâs (radhiallâhu
'anhumâ) qui raconte
: « Que le Prophète
(sallallahu 'alayhi
wa sallam) a
prononcé le « Adhân
» à l'oreille droite
de al-Hassan Ibn 'Alî
lors de sa naissance
et « al-Iqâma » dans
son oreille gauche.
» [5] Et il dit que
ces deux dernières
chaînes de
transmission [des
deux ahâdîth
pré-cités] sont
faibles [dha'îf].
Le secret dans ces
deux appels -Wa
Allâhu A'lâm -
indiquerait que la
première chose
qu'entendrait
l'homme sont ces
paroles
[c'est-à-dire le «
Adhân »] qui
expriment la
Grandeur et la
Puissance du
Seigneur [Allâh]
ainsi que la
formulation de la «
Chahâda »
[l'attestation de
foi]. Celle-ci étant
la clé de l'entrée
de cet homme dans
l'Islâm. Car de
telles
prononciations sont
comme lui dicter [à
l'oreille] les mots
d'ordre de l'Islâm
pour son entrée [au
nouveau-né] dans ce
bas monde, et les
mots du « Tawhîd »
[Unicité d'Allâh] au
moment d'en sortir.
De même, il n'est
pas réprouvé que
l'effet de l'appel [al-Adhân]
prononcé à l'oreille
[de l'enfant] peut
atteindre son cœur
sans qu'il ne s'en
rende compte, en y
ajoutant d'autres
avantages, telle que
la fuite du Chaytân
[Satan] au moment de
l'entente des mots
du « Adhân » car
celui-ci est aux
aguets jusqu'à la
naissance [de
l'enfant], puis il [Chaytân]
tente de s'unir à
lui dans l'adversité
[les épreuves] qu'Allâh
a décrété et voulut,
c'est alors que
Chaytân entend ce
qui l'affaiblit et
le met en colère
dans les premiers
temps où il
s'accroche à lui [à
l'enfant].
Et un des autres
sens possible sur le
sujet est :
D'inciter à travers
cet appel [al-Adhân]
l'enfant à se
diriger vers Allâh,
vers Sa religion qui
est l'Islâm, et vers
l'adoration [d'Allâh]
qui prédominera sur
l'appel du « Chaytân
». Comme il en est
de la prédisposition
naturelle [Fitrah]
selon laquelle Allâh
a conçut les choses
pour cet enfant,
afin de priver «
Chaytân » de toute
possibilité
d'empreinte sur lui
[l'enfant] et d'en
éloigner ce dernier
de lui, et pour
d'autres sagesses [Hikmah]
encore. [6]
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[1] Rapporté par
Muslim
[2] Kitâb Liqâ'
Al-Bâb il-Maftoûh,
Vol-3 p.312
[3] Hadîth faible [dha'îf]
- Rapporté par
al-Tirmidhî, Ahmad,
al-Hâkim, al-Baghawî
dans « Charh
as-Sounnah »,
al-Bayhaqî et
d'autres
[4] Hadîth Mawdhoû'
- [inventé] -
Rapporté par Abû
Ya'lî, Ibn 'Adî, Ibn
Sunnî, Ibn Bachrân,
al-Bayhaqî, Ibn 'Assâkir
- Pour plus de
détails concernant
la chaîne de
transmission «
inventée » de ce
hadîth, se référer à
l'ouvrage en
question à la
page.62 vérifié par
SHeikh Salîm
al-Hilâlî
[5] Hadîth Mawdhoû'
- [inventé] -
Rapporté par
al-Bayhaqî dans «
al-Cha'b » qui
détaille la chaîne
inventée de ce
hadîth - Pour plus
de détails
concernant la chaîne
de transmission «
inventée » de ce
hadîth, se référer à
l'ouvrage en
question à la
page.63-64 vérifié
par SHeikh Salîm
al-Hilâlî
[6] Kitâb « Tuhfatu
al-Mawdoûd bi-Ahkâm
al-Mawloûd » de Ibn
al-Qayyîm - Tahqîq
SHeikh Salîm Ibn 'Id
al-Hilâlî, p.61-64
http://manhajulhaqq.com/article.php3?id_article=244
AL-IMÂM SHEIKH IBN
'UTHAYMÎNE & AL-IMÂM IBN
QAYYÎM AL-DJAWZIYYAH
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On a interrogé shaikh
Muhammad Nasir Din
Al-Albani :
Question :
Shaikh le hadith qui
parle de l’adhan dans
l’oreille du nouveau-né
est faible, alors
pouvons-nous l’utiliser
?
Réponse :
Non
Question :
Quel est votre conseil
pour les frères qui ne
savent peut être pas que
vous avez déclaré le
hadith faible.
Réponse :
Mon conseil est un
exposé pour les gens.
Nous disions auparavant
qu’il était légiféré de
faire l’adhan dans
l’oreille du nouveau-né,
tout en sachant que le
hadith disant qu’il fait
partie de la sunna de
faire l’adhan dans
l’oreille du nouveau-né
est rapporté dans les
Sunan de At-Tirmidhi
avec une chaîne de
transmission faible.
Mais, (comme il est
connu dans la science du
hadith) nous avons
appuyé ce hadith par
d’autres, et nous nous
sommes appuyés sur le
livre de l’imam Ibn
Qayim Tuhfatul wadud fi
ahkam al-mawlud. Ibn
Qayim a renforcé le
hadith en s’appuyant sur
un livre de l’imam
Al-Bayhaqi : Shu’ab
Al-Iman. Et bien que le
hadith soit faible, je
pensais que sa faiblesse
n’était pas très
importante, et je me
suis appuyé sur la
transmission d’Abu Rafi
‘ pour renforcer le
hadith. A cette époque,
je ne disposais pas du
livre Shu’ab Al-Iman, ni
publié ni en manuscrit.
Et bien que je sois dans
la Maktaba Dhahirya qui
contient des milliers de
livres, celui-ci du
Hafidh Al-Bayhaqi n’y
était pas comme dans la
plupart des
bibliothèques du monde.
Mais aujourd’hui, Shu’ab
Al-iman a pu être publié
et il est très
profitable car il
contient beaucoup de
hadith qui ne sont pas
rapporté dans les « six
livres » (Al-Bukhari,
Muslim, Abu Dawud,
At-Tirmidhi, Ibn Majah)
ou ailleurs. Parmi
ceux-ci, le hadith sur
lequel je m’appuyais
d’après Ibn Qayim pour
renforcer le hadith d’Abu
Rafi’ rapporté dans
Sunan At-Tirmidhi. Mais,
dans la chaîne de ce
hadith que rapporte
l’imam Al-Bayhaqi, il y
a deux transmetteurs qui
sont considérés comme
menteurs. Il m’est donc
apparu que l’imam Ibn
Qayim a été un peu
complaisant en disant
seulement que le hadith
était faible. Il aurait
dû dire qu’il était très
faible, et dans ce cas
il n’est pas permis à
celui qui s’intéresse à
la science du hadith
d’utiliser un hadith
très faible pour appuyer
un autre hadith faible.
C’est pourquoi, nous ne
pouvons que revenir sur
ce que nous avons dit de
ce hadith dans Sunan
At-Tirmidhi (faible mais
il trouve un appui
ailleurs), d’après le
hadith rapporté dans
Shu’ab Al-iman qui est
très faible. Ainsi le
hadith d’Abu Rafi’ reste
faible. Et puisqu’il ne
nous est pas permis de
mettre en pratique le
hadith faible, nous
sommes revenus sur ce
que nous disions
auparavant du caractère
sunna ou légiféré de l’adhan
dans l’oreille du
nouveau-né. (Il n’est
donc pas légiféré de
faire l’adhan dans
l’oreille droite du
nouveau-né, encore moins
l’iqama dans l’oreille
gauche qui est rapporté
dans un hadith inventé (mawdhu’)).