Le lait de la femme est
reconnu depuis longtemps
comme étant l’aliment
par excellence pour le
bébé. Il est tout ce
dont il a besoin jusqu’à
six mois, âge auquel son
système est prêt pour
les aliments solides. (A
l’heure actuelle, les
pédiatres conseillent
l’allaitement exclusif
jusqu’à six mois.)
Des études, remontant au
début du siècle,
démontrent que
l’allaitement prolonge
définitivement la
période d’immunité
naturelle contre
plusieurs maladies
virales. Elles montrent
aussi qu’il protège,
mieux que les
antibiotiques, contre
plusieurs maladies
bactériennes. Et on sait
aussi depuis longtemps
que les bébés allaités
éprouvent moins de
problème de diarrhée que
les nourrissons
alimentés
artificiellement. De
nouvelles études ont
révélé que cette
protection unique débute
à un rythme accéléré,
avec la première tétée
du bébé, quand il reçoit
le colostrum. Et selon
la SOUNNA, le colostrum
au début de
l’allaitement est
obligatoire.
Un des nombreux
avantages dont le bébé
profite en étant allaité
est la protection contre
les allergies. En effet,
le bébé ne sera pas
allergique au lait de sa
mère, car les protéines
du lait maternel sont
compatibles à cent pour
cent avec son organisme.
L’allaitement maternel
peut également être un
facteur de protection
contre de futures
allergies. Dans une
étude sur 1378 enfants,
le docteur E. R. Kimball,
pédiatre, a remarqué que
le taux d’allergies est
étroitement lié à la
durée de l’allaitement.
Une étude australienne
sur 2000 enfants a
montré qu’allaiter son
enfant pendant au moins
4 mois et exclusivement
au sein permettrait de
diminuer les risques
d’allergies, et
notamment d’asthme. Une
autre étude, américaine
celle-ci, vient de
montrer que
l’allaitement réduirait
aussi le risque de
leucémie : un mois
diminuerait le risque de
20%, six mois de 30%.
Un autre bienfait de
l’allaitement est le
développement des
mâchoires, des dents et
du langage. Dans une
étude sur 10000 enfants,
des chercheurs de
l’école de santé
publique Johns Hopkins
en Australie ont
rapporté que ceux qui
avaient été nourris au
biberon et ceux qui
avaient été allaités
moins de un an avaient
40 % fois plus de caries
que ceux qui avaient été
allaités plus de un an.
De plus, quand débute
l’allaitement, le cycle
de reproduction passe à
un stade de repos.
Presque toutes les mères
qui allaitent leur bébé
à cent pour cent n’ont
pas de menstruations
avant six mois,
certaines n’en auront
pas avant un an ou plus,
et ne deviendront pas
enceinte durant cette
période.
Enfin, il est à noter
que de nombreux
chercheurs affirment que
l’allaitement joue un
rôle important dans la
prévention contre le
cancer du sein.
L’expérience de
nombreuses mères, quant
à elle, montre que rien
n’est plus pratique que
l’allaitement.
L’avantage pécuniaire de
l’allaitement est
considérable. C’est
aussi un gain de temps.
Il fait économiser bien
des heures car on n’a
pas à acheter, préparer,
stériliser, réchauffer
ou refroidir les
biberons du bébé ; et
c’est une véritable
bénédiction de
s’épargner ces corvées
au milieu de la nuit. Où
qu’une mère aille avec
son bébé, son lait
l’accompagne,
forcément !
Le plus important est la
relation mère-enfant qui
est trop primordiale
pour être négligée, ne
fût-ce que pour une
brève période. C’est
surtout vrai au cours de
la période critique
suivant la naissance du
bébé. Les chercheurs ont
découvert que le contact
– un contact précoce et
prolongé entre la mère
et son bébé – est
l’ingrédient précieux
responsable de la
formation de
l’attachement maternel.
Lors des premiers
contacts, le bébé
apprend à reconnaître
l’odeur du sein qui
porte une signature
différente pour chaque
mère. Deux pédiatres
britanniques (Klaus et
Hennel) estiment que le
bébé réalise cette
performance durant les 3
premiers jours. Après,
l’apprentissage est plus
long. Ce qui conduit le
psychiatre B. Cyrulnik à
dire : « Cette période
critique est rattrapable
si elle est manquée,
mais une crise de
l’attachement peut se
mettre en place.
Heureusement […] l’homme
dispose de
l’intelligence, de son
amour et de sa parole
pour rétablir la
situation, pour combler
une carence de
communication
sensorielle. » Les
facteurs favorisant
l’allaitement
contribuent donc à un
attachement mère-enfant
sain. De plus, les
scientifiques ont
observé qu’une attention
maternelle accrue
favorise un comportement
exploratoire et un
développement précoce du
comportement cognitif
chez l’enfant.
En résumé, plus vous
donnerez d’affection à
votre enfant, plus il
sera prêt à affronter le
monde extérieur, plus il
sera indépendant, et
plus il vous la rendra !
De bonnes raisons pour
nourrir son enfant au
sein, le plus longtemps
possible.
Réf. : L’art de
l’allaitement maternel,
La Leche League, éd. De
L’Homme.
Allaiter
aujourd’hui, revue
trimestrielle de La
Leche League, oct. nov.
déc. 1989.
*Cette affirmation, nous
avons pu en trouver la
confirmation
scientifique récente et
incontestable dans le
petit article suivant
publié dans le journal
de "La Presse"
(Montréal, Canada, le 22
août 2001, page A9:
Santé), sous le titre :
"L'intelligence d'un
bébé allaité": «Les
mères qui allaitent
moins de trois mois
risquent d'affecter le
développement
intellectuel de leur
bébé, selon une étude
qui paraît aujourd'hui
dans "Archives of
Disease in Chilhood".
Les chercheurs
norvégiens ont évalué
les capacités
intellectuelles et
motrices de 345 enfants
choisis au hasard à
l'âge de 13 mois, puis à
l'âge de 5 ans. Ils ont
aussi noté la durée de
l'allaitement. Près des
deux tiers des enfants
avaient été nourris au
sein pendant six mois et
plus; 17%, moins de
trois mois. La durée de
l'allaitement n'a pas
affecté le développement
moteur. Mais les enfants
de 13 mois qui avaient
été nourris au sein
pendant moins de trois
mois avaient de moins
bons résultats que la
moyenne aux tests de
capacité mentale; à
l'âge de cinq ans, leur
intelligence était moins
élevée que les enfants
allaités pendant six
mois au moins ou plus.
Ces différences
subsistaient même en
tenant compte d'autres
facteurs touchant le
statut des mères, comme
leur niveau d'éducation.
Les auteurs suggèrent
que les facteurs
associés à
l'allaitement, notamment
l'intimité, peuvent être
importants pour le
développement cognitif
de l'enfant, tout comme
les éléments nutritifs
connus dans le lait
maternel».
Ajouts de la soeur
Oum Azalei