Question:
Comme vous le savez, il
existe des examens
médicaux et des
diagnostics pratiqués
sur une femme en début
de grossesse pour
connaître si le fœtus
souffre de handicap
graves. L’objectif de
ces examens est de
pouvoir se débarrasser
du fœtus vers la 19e
semaine de la grossesse
(en cas de nécessité).
Je voudrais savoir si
l’Islam permet ce type
d’examens ?
Réponse :
Louange à Allah
Oui, cela est permis.
S’agissant de
l’avortement, les ulémas
l’ont autorisé sous
réserve des conditions
que voici :
1. Il doit être pratiqué
avant que le fœtus soit
doté d’une âme,
c’est-à-dire avant la
fin du quatrième mois à
partir du début de la
grossesse.
2. L’opération doit
s’avérer nécessaire.
C’est le cas des
handicaps et
déformations découverts
au cours de la grossesse
et qui peuvent porter
atteinte à la mère.
Mais, malgré tout cela,
si l’on peut rester
patient et se confier à
Allah, l’on adopte alors
la meilleure attitude
auprès de son Maître.
Cheikh Saad al-Houmayd.
Il convient de savoir
que les médecins peuvent
se tromper dans leurs
rapports. Les résultats
des examens sont souvent
imprécis. C’est pourquoi
il faut être attentif
quand il s’agit de
prendre des décisions
dangereuses, comme
l’avortement, sur la
base de tels rapports.
Il faut aussi savoir que
certains défauts du
nouveau-né peuvent être
compensés ou disparaître
plus tard de sorte que
l’enfant naît sain. Et,
même s’il naissait avec
des déformations, la
patience et la recherche
de la récompense à
travers les soins dont
on l’entourera ne seront
pas vains auprès
d’Allah. Ceci ne sera
pas une perte comme le
croient les
matérialistes qui
veulent tuer les
handicapés considérés
par eux comme une charge
pour la société. Tout ce
qu’Allah, le
Transcendant et Très
Haut, crée et détermine
repose sur une parfaite
sagesse.
Sheikh Muhammed Salih
Al-Munajjid
(www.islam-qa.com)