La maison de
naissance de
Montpellier vient
d'être vendue et
nous, (les 4
sages-femmes qui
avons porté le
projet) avons toutes
entériné cette
décision. Bien que
cela ait été vécu
par certaines
d'entre nous comme
une épreuve
douloureuse, cet
acte symbolique
était nécessaire. Il
nous aura fallu deux
ans et demi pour
ouvrir les yeux et
comprendre que de
promesse en
promesse, de faux
espoirs en tromperie
si habilement
déguisée, nous
n'obtiendrions
jamais les
autorisations
d'ouverture.
Cela se fait (quel
paradoxe) au moment
où certaines
sages-femmes croient
encore ou plutôt se
remettent à nouveau
à espérer au détour
d'un rapport de
périnatalité qui
prétend réhabiliter
les droits de la
sage femme ! On y
parle aussi de la
volonté d'ouvrir les
maisons de naissance
adossées aux
structures !!! de
remettre à l'ordre
du jour la sécurité
des accouchements à
domicile !!!. En
parallèle, le texte
présenté par le
gouvernement le 9
octobre 2003 à
l'assemblée
nationale concernant
je cite : « la
modernisation de la
profession de sage
femme » n'est pas
accepté, 4 députés
interviennent dans
une assemblée
désertique et
imposent des
amendements qui
suppriment les
acquis du texte
d'origine. Qui sont
ces députés sensés
représenter le
peuple : 2 médecins,
un gynécologue
obstétricien, un
praticien
hospitalier... Un
pas en avant et deux
pas en arrière ! Si
ces amendements sont
ratifiés, nous avons
du soucis à nous
faire pour notre
profession. De qui
se moque-t-on ?
Combien de temps
encore allons nous
laisser les
mandarins dicter
leur loi et nous
dicter la nôtre ?
En vendant la MN,
nous avons voulu
dénoncer cette
attitude
politicienne
extrêmement vicieuse
! Que chacun
comprenne que le
gouvernement en
réalité a triché,
qu'il n'a en fait
jamais eu
l'intention de
donner les
autorisations
nécessaires, tout en
nous faisant croire
qu'il nous était
favorable. La
Politique de la
promesse est
effroyablement
efficace, on meurt
sans s'en
apercevoir.
En réalité l'enjeu
réel à ce jour n'est
plus l'ouverture ou
la fermeture des MdN,
et ce n'est plus à
ce titre que
j'interviens auprès
de vous. L'enjeu
réel est bien au
delà de ça, il
concerne l'avenir de
la naissance dans
notre pays.
Malgré les
apparences, je suis
venue vous dire que
nous, sages-femmes,
sommes toujours
debout, et qu'il
nous faut nous
battre aujourd'hui
car la machine est
en marche : demain
il sera trop tard.
Il nous faut
demander, exiger, ne
pas céder un
centimètre de
terrain sinon nous
mourrons, notre
profession mourra,
les mères et leurs
enfants mourront
psychiquement,
sacrifiés sur
l'autel de la
surmédicalisation du
profit et du
pouvoir.
Nous sommes
terriblement tristes
et révoltées car la
maternité de Paimpol
a fermé, la maison
de naissance se
vend, Sainte
Affrique était le
suivant sur la
liste.
inexorablement les
usines à bébés se
mettent en place et
en ce qui concerne
nos compétences,
nous perdons du
terrain chaque jour
: ce sont des faits
! Nous en sommes les
témoins impuissants
asphyxiés, étouffés
de promesses et
d'espoir, muselés de
« demain peut être.
» Dans l'instant
présent, quoi de
réel ? De concret ?
De positif ? Quel
est notre présent ?
Regardez bien avec
les yeux de la
conscience. Qu'avons
nous obtenu ? Et en
réalité que va t'on
encore nous enlever
? Nous sommes une
profession qui
agonise, la
naissance agonise
mais chacun fait
semblant d'ignorer
l'importance des
dégâts.
C'EST ASSEZ !!!
Sainte Affrique ne
fermera pas grâce à
une occupation
ininterrompue du
chantier du viaduc
de Millau le
ministre s'incline !
Suivons leur exemple
!
Nous demandons à
tous ceux qui nous
ont soutenues
d'entrer dans la
résistance et dans
le combat. Nous
demandons à toutes
les sages femmes,
aux associations de
parents, à la
coordination
nationale de s'unir.
Nous devons mettre
en place aujourd'hui
des actions dures,
exiger l'arrêt des
projets Mattei,
exiger la
réouverture de
Paimpol, la
reconnaissance de
notre profession à
tous les niveaux et
sans condition,
l'ouverture de
vraies
maisons de
naissances aux
normes du Netzwerk.
Être réhabilitées
n'est pas un cadeau,
ça ne se marchande
pas, ça ne se
négocie pas, c'est
un dû ! Allons-nous
vraiment nous
contenter de
plateaux techniques
hypothétiques qui en
réalité sont sensés
être acquis ?Allons
nous laisser les
médecins jouer
longtemps avec notre
outil de travail,
détériorant chaque
jour un peu plus sa
qualité ? Demandons
des actes et ne nous
ne laissons plus
anesthésier,
périduraliser par
des promesses.
Combien de
maternités devront
fermer leurs portes
avant que nous
réagissions ?
Combien d'enfants
faudra t-il
sacrifier ?
Il faut que chacun
prenne conscience
que l'objectif final
est la
rentabilisation du
marché de la
naissance par le
regroupement, la
programmation, le
déclenchement
systématique. Nous
allons au devant
d'une catastrophe
humaine sans
précédent dont les
répercussions sont
prévisibles :
violence, maladies,
déséquilibre
psychologique.. Nous
demandons aux sages
femmes de se
mobiliser, aux
parents de nous
rejoindre
massivement et à
tous ceux qui
ouvrent chaque jour
à ré humaniser notre
société à tous les
niveaux de nous
appuyer dans dans
notre résistance.
Nous sommes
malheureusement en
état de guerre, et
même si nous prônons
la non-violence,
ignorer c'est
cautionner, se taire
c'est accepter et
accepter c'est
mourir un peu plus
chaque jour.
Accepter, c'est
nier, renier le coté
sacré de la vie,
celui qui nous
importe tant.
Oui, nous sommes en
colère, dans une
énorme et puissante
colère et malgré les
humiliations que
nous subissons tous
les jours, nous
sommes encore debout
au service des mères
et des enfants que
nous continuons à
protéger de notre
mieux car l'enjeu
réel est là. Nous
savons qu'au-delà de
cette souffrance,
les graines que nous
avons plantées
germeront un jour
grâce à tous ceux
qui seront capables
d'entendre cet
appel, grâce à tous
ceux qui se battent
au nom de la vie ...
Nous proposons
aujourd'hui un
regroupement
national sans
précédent, un
collectif de
résistance qui
coordonnera des
actions ciblées en
cascade de toux ceux
qui en ont assez
d'attendre,
d'espérer, et qui
veulent entrer dans
l'action, nous
proposons que chaque
sage-femme,
association ou
citoyen qui se sent
concerné mette en
place localement une
action forte, coup
de poing, nous
proposons de créer
un état majors qui
coordonnera
l'ensemble de ces
actions, nous
proposons de
harceler, de
dénoncer, de
déstabiliser le
gouvernement Mattei.
Ensemble, il nous
est possible
d'interpeller,
ensemble il nous est
possible d'exister,
ensemble, nous
commençons à compter
ensemble nous
pouvons faire
entendre nos voix.
Tout redevient
possible. Cette
union sacrée au nom
de la liberté et de
la vie porte en elle
l'espoir, le juste
et l'authentique,
elle peut, si le
multiple devient «l'
unité » changer
l'histoire de la
naissance en France.
Entrer en résistance
pour une naissance
libre,
quel est le sens
d'un tel engagement
?
Ce qui se passe en
France aujourd'hui
au niveau de la
naissance est très
grave. Par décision
ministérielle, le
regroupement des
petites maternités a
été décidé. Cette
politique tend à
créer un ou maximum
2 pôles
d'accouchement par
département. Cela
veut dire, qu'à très
court terme, toutes
les petites
maternités vont
disparaître et
laisser la place à
des « usines à bébés
». Ces unités seront
si importantes
qu'elles ne pourront
accueillir les
accouchées et leurs
enfants dans les
suites de couches.
Il est prévu dans le
plan Mattei, la
création en
parallèle d'unités
de suites de
couches, à
l'extérieur, à
plusieurs kilomètres
de distance : les «
maisons de la
maternité ». Ce
terme volontairement
ambigu et très
astucieux, a pu
laisser croire à
beaucoup d'entre
nous qu'il
s'agissait de
l'ouverture de
maisons de
naissance. En fait
il n'en est rien. Il
s'agit en réalité
bel et bien d'unités
de suites de couches
dans lesquelles
seront transportées
les jeunes mères en
ambulance, quelques
heures seulement
après la naissance
de leur enfant.
A l'heure actuelle,
nous savons aussi
qu'au moins 3
hôpitaux en France
fonctionnent de
manière
expérimentale, et
plus ou moins
secrète en « avant
première » donnant
ainsi une idée du
fonctionnement des «
naissoirs ». Les
chiffres ahurissants
qui nous ont été
communiqués pour ces
lieux sont de 80 %
de déclenchements et
de césariennes pour
seulement 20 %
d'accouchements
naturels. Ceci n'est
pas étonnant car il
est impossible de
gérer un si grand
nombre
d'accouchements sur
un même lieu si tout
n'est pas planifié,
programmé,
déclenché.
Comme par hasard,
dans le même temps
le témoignage d'un
gynécologue est
diffusé sur une
chaîne publique : «
.Mesdames, il vous
faut accepter la
césarienne, car vos
bébés souffrent en
naissant par les
voies naturelles. ».
Si ces paroles ont
pu heurter
profondément ceux
qui savent, et en
particulier la
corporation des
sages-femmes, elles
ont aussi
profondément
influencé un bon
nombre de futures
mères. Dans les
faits, elles
préparent l'avenir
que Mattei et son
gouvernement ont
choisi pour nous !
Tout ceci
n'appartient pas à
une fiction
d'apocalypse
futuriste, c'est la
réalité des choses,
c'est
malheureusement la
vérité de notre
instant présent. En
effet, lorsqu'on
aboutit à des
accouchements sous
"protocole",
surmédicalisés,
l'humain à de moins
en moins sa place :
pendant
l'accouchement au
moment où la
présence de la
sage-femme est si
importante auprès de
sa patiente, le
temps à accorder au
dossier médical est
évalué par certaines
à 1 h.
L'attachement
maternel constitue
le premier étayage
de l'enfant. En
court-circuitant la
grossesse psychique,
en méprisant
l'accompagnement
pendant
l'accouchement, dans
une société
actuellement en
crise où les jeunes
parents sont donc
plus vulnérables et
bien souvent en
recherche
d'identité, on
touche au lien
d'attachement, à
l'émotionnel de
l'enfant, à
l'étayage en quelque
sorte de l'adulte en
puissance. Tout
ressenti de
violence,
d'incapacité, de
rejet, de colère.
chez la mère, peut
devenir un des
futurs moteurs de
fonctionnement de
l'enfant. De
nombreuses études
scientifiques
prouvent cela,
notamment une étude
réalisée en
Californie sur
l'augmentation du
risque de violence
et des crimes à
l'âge adulte chez
celui qui a vécu un
accouchement
difficile, associé à
un rejet maternel.
Il faut bien prendre
conscience que tout
doucement, sans que
personne ne s'en
aperçoive vraiment,
on glisse vers une
catastrophe humaine
sans précédent dont
les répercussions
sont prévisibles et
parfaitement connues
des scientifiques et
des thérapeutes du
psychisme :
violence, maladies,
déséquilibre
psychologique..
A l'heure actuelle
le malaise est total
; les sages femmes
aussi sont dans une
grande souffrance.
Nombre d'entres
elles démissionnent
: 14 % déclarées en
activité ne
travaillent pas.
Nombreuses sont les
hospitalières à
dénoncer la
pathologie
grandissante, les
sous effectifs.
Elles ne travaillent
plus dans la
physiologie mais
deviennent, à
l'encontre de leur
formation initiale,
les infirmières
spécialisées de
l'urgence, de
l'hyper
médicalisation et de
la pathologie. En
réalité, les
regroupements déjà
effectifs entraînent
un surcroît de
travail pour les
équipes donc un
personnel moins
disponible. Pour
être sûr de bien
surveiller à
distance et par peur
du médico-légal, on
surmédicalise et on
augmente ainsi les
stress (et donc des
pathologies). De
cette manière le
vécu et le ressenti
de l'accouchement
sont de plus en plus
ignorés et les
femmes accouchent en
sécurité physique
mais pas affective.
La surveillance
médicale axée sur
l'anomalie fotale et
la pathologie
maternelle, le
manque de dialogue
pendant les
consultations (les
femmes attendent
deux heures dans les
grands centres pour
être vues cinq
minutes) entraînent
chez les mères un
stress important .
qui les conduit
naturellement à
accepter un
accouchement sous
péridurale (donc
médicalisé) qui leur
est très souvent
systématiquement
proposé. Or sous
péridurale, on
constate une très
forte augmentation
de l'extraction
instrumentale.
Encore une fois on
est dans le «
système » : on
*fait* naître, on
accouche l'autre, on
le prive ainsi de sa
capacité
fondamentale à
s'accoucher
lui-même, on laisse
l'autre décider et
agir à sa place,
fait non négligeable
à un moment où le
couple doit activer
sa capacité dans le
sens « être capable
».
La surmédicalisation
devient banale comme
la perfusion ou
l'épisiotomie (qui
continue à être
pratiquée malgré les
mises en garde d'une
étude scientifique
publiée par l'OMS).
On déclenche, on
césarise pour
convenance, on
décolle les
membranes sans
prévenir, on
perfuse, injecte
sans expliquer . pas
de temps à perdre.
la routine. Il
semblerait aussi que
l'injection
d'ocytocine
artificielle
(utilisée dans les
déclenchements) gène
la fabrication de
l'ocytocine
naturelle (agent des
contractions) qui
est aussi, en fait,
l'hormone de
l'attachement.
De même une étude
parue dans les
Dossiers de
l'Obstétrique a
dénoncé la violence
vécue par les femmes
à qui on injecte un
produit sans leur
avoir demandé leur
accord au préalable
: celles qui ont en
mémoire des
violences sexuelles
peuvent les revivre
au travers de cet
acte et se refermer
complètement au
moment où elles
devraient, au
contraire, être en
ouverture totale et
en accueil de leur
enfant.
Le mal-être des
mères va grandissant
: toutes les
sages-femmes en
témoignent. Des
cellules de crises
sont ouvertes un peu
partout. De plus en
plus, les
pédopsychiatres sont
interpellés par des
jeunes enfants en
difficulté ;
certains hôpitaux
rattachent même en
continu à leur
service Maternité et
Pédiatrie, des
psychiatres et des
pédopsychiatres,
chose qui n'a jamais
été vue auparavant.
Du fait de
l'augmentation
disproportionnée des
« incidents »
médicaux, les prix
des assurances des
hôpitaux flambent,
multipliés par 5,
par 7 par 10. Les
enseignants
eux-mêmes commencent
à être inquiets de
l'instabilité et de
l'agitation des
enfants, de leur
violence aussi.
Et c'est dans cet
univers où l'emprise
du médical est déjà
bien en place que la
systématisation des
grands centres
devient très
dangereuse.
Les sages-femmes se
battent, négocient
et négocient
encore.. Mais la
politique de la
promesse est
redoutable : voir le
dernier rapport de
périnatalité et en
parallèle le
compte-rendu du 9
octobre 2003 à
l'Assemblée
Nationale où 4
députés
interviennent et
imposent des
amendements qui
suppriment les
acquis du texte
d'origine. Cela
permet, à coup sûr,
de gagner du temps,
le temps qu'il faut
pour laisser
espérer, pour
laisser croire. et
en fin de compte
pour mettre en place
les « naissoirs ».
On meurt sans s'en
apercevoir !!.
A-t-on dit combien
coûtaient ces
fermetures, la mise
en place des grosses
unités et la
création des maisons
de la maternité ?
A-t-on averti les
mères des dangers
psychiques encourus,
et pour elles et
pour l'enfant ?
A-t-on parlé des
distances à
parcourir pour
celles qui saignent
ou accouchent
prématurément ?
A-t-on parlé des
infections
nosocomiales qui
sévissent déjà dans
les hôpitaux de
taille moyenne et
qui vont flamber
avec le « haut débit
» ?
A-t-on dit qu'en
France, nous allons
à l'inverse de ce
qu'ont mis en place
la plupart des pays
Européens ; que
l'Allemagne est
passée de
l'avant-dernier au
deuxième rang
mondial en ce qui
concerne la
mortalité et la
morbidité
périnatale, en
créant plus de 80
maisons de
naissances et en
pratiquant
l'accouchement à
domicile dans des
conditions plus
sécuritaires que
n'importe quel
hôpital, . et qu'il
en est de même pour
de très nombreux
pays d'Europe ?
Le gouvernement
possède certains de
ces dossiers - nous
les lui avons remis
nous même à sa
demande.
A-t-on dit que le
regroupement est une
affaire financière,
affaire de personnel
compressé, de
rentabilisation,
d'assurances ? Car
le marché de la
santé est un marché
juteux, à condition
que l'on
surmédicalise - la
surmédicalisation
créant la
pathologie, les
médecins eux-mêmes
le reconnaissent.
Les sages-femmes
sont le dernier
rempart face à ce
monde qui
s'effondre, témoins
de l'hyper
médicalisation et
des abus en tout
genre. Elles sont
celles qui savent,
elles sont celles
qui peuvent
témoigner, elles
sont encore les
seules à pouvoir
s'opposer au pouvoir
médical, au pouvoir
politique, parce
qu'elles sont avant
tout profession
médicale. C'est pour
toutes ces raisons
qu'elles sont aussi
les « empêcheuses de
tourner en rond ».
Le gouvernement
tente par moyens
détournés de leur
enlever leur statut
médical et leur
compétence qui
dérangent, et de les
transformer ainsi en
infirmières
spécialisées sous
payées, sous
évaluées, sous
estimées, mais aussi
sur utilisées : pas
d'assurance pour les
accouchements à
domicile, un forfait
accouchement
misérable pour la
globalité de la
surveillance du
travail, de
l'accouchement et
des suites de
couches quel qu'en
soit le temps..
Pourtant ce statut
et ces compétences
sont justement la
garantie de qualité
des accouchements.
Si ce rempart tombe,
il n'y aura plus
d'obstacle et la
machine à faire
naître les bébés,
déjà bien installée,
pourra prendre place
en toute légalité.
C'est sur ce plan
que les parents
doivent se battre.
En plus de s'opposer
à la fermeture des
petites maternités,
ils doivent protéger
ce dernier rempart,
cette dernière
chance d'accéder à
une naissance digne.
Ils doivent
comprendre que le
problème de la
naissance de demain
doit être abordé
dans son intégralité
et qu'aujourd'hui,
plus rien n'est
dissociable ;
comprendre que si
nous, sages-femmes,
gardiennes et
garantes de
l'accouchement
normal et de la
physiologie depuis
des siècles, nous
avons le devoir de
nous élever contre
ce non-sens qui
piétine les bases de
l'humain, les
parents, eux, ont
celui de les
soutenir.
Nos revendications :
plus de promesses,
plus de compromis .
aller jusqu'au bout
pour obtenir du
concret et des
actes.
« Nos enfants
doivent naître dans
la dignité.
L'accueil que nous
leur devons doit
être en rapport avec
ce qu'ils sont.
Notre travail de
parent ou
d'accompagnant est
de préserver à tout
prix l'intégralité
des capacités qu'ils
portent en eux. »
NOUS DEVONS
Obtenir et retrouver
sur le lieu
d'accouchement la
sécurité physique et
psychique dans le
respect pour chaque
couple du libre
choix de son projet
de naissance.
Ce qui implique :
- Le maintien des
petites maternités,
la réouverture
immédiate de la
maternité de Paimpol
et l'arrêt des
fermetures en cours
(comme la maternité
de Sainte Afrique)
- La mise en place
de lits
physiologiques dans
les hôpitaux
- L'ouverture
effective et réelle
des plateaux
techniques aux sages
femmes (la loi étant
déjà en place depuis
plusieurs années)
- L'ouverture des
maisons de naissance
aux normes
Européennes du
Netzwerk
- La réhabilitation
de la profession de
sage femme et donc :
-> de l'accouchement
à domicile pour ceux
de plus en plus
nombreux qui le
désirent (mode
d'accouchement qui a
d'ailleurs fait très
largement ses
preuves au niveau
sécurité dans les
pays européens,
contrairement à ce
qu'on veut bien
laisser entendre en
France) et donc la
revalorisation des
forfaits
accouchement.
-> inclure la
déclaration de
grossesse et le
premier entretien
qui en sont
indissociables
puisque les
consultations font
partie de sa
compétence
-> exiger une
assurance décente
pour tous les actes
qui entrent dans la
nomenclature des
sages femmes y
compris
l'accouchement
(seule profession en
France à pratiquer
un acte légal sans
assurance)
Dans quel esprit les
actions vont-elle
être menées ?
Bien que les actions
à entreprendre
doivent être des
actions « coup de
poing », simultanées
ou en cascades,
elles seront
absolument toutes
accomplies dans la
non-violence. Cela
est la base de notre
travail et ne sera
jamais remis en
question. Des
familles entières
pourront y
participer : ce
seront, par exemple,
des actions de
blocage, de barrage,
en particulier là où
ça peut être
financièrement vital
; ce pourrait être
aussi des actions
touchant à
l'administration, au
ministère etc.
Nous tenons aussi à
préciser qu'aucun
engagement autre que
moral ne sera
demandé à ceux qui
auront la volonté de
participer et que
chacun sera libre ,
à n'importe quel
moment, de se
désengager.
Chacun aura le choix
de se positionner
simplement par de
tous petits gestes
comme diffuser les
messages, informer
par le bouche à
oreille, ou plus
concrètement, en
étant présent au
cours d'une action .
ou de bien d'autres
manières.
Cependant, il est
important que chaque
personne interpellée
qui se sentira
concernée par ce
combat nous
contacte, se fasse
connaître en
précisant ses
coordonnées et les
possibilités de son
engagement. Ceci est
fondamental pour la
mise en place ce
mouvement.
En pratique, comment
nous aider ?
Informer
- en diffusant ce
message le plus
largement possible
- en demandant à
ceux qui le
reçoivent, de faire
de même
- nous signaler tout
fait nouveau en
rapport avec le
problème actuel qui
touche la naissance
ou nous transmettre
toute information
concernant les
actions ou
propositions du
gouvernement.
ou (et) agir
- en prenant contact
avec notre
association
- en réunissant des
groupes de parents,
de soignants qui,
révoltés par les
conditions actuelles
de la naissance et
désirant entrer dans
l'action seraient
susceptibles d'être
présents (ou d'aider
de quelle que
manière que ce soit)
aux évènements
médiatiques qui
seront mis en place
- nous soutenir au
niveau des médias en
nous ouvrant des
contacts
- de toute autre
manière qui vous
semblera judicieuse.
Toute aide même
ponctuelle est un
geste d'amour pour
les enfants qui
arrivent, tout geste
est un secours, et
c'est l'ensemble de
ces petites gouttes
rajoutées les unes
aux autres qui sera
capable un jour
prochain de faire
déborder la coupe !
QUE TOUS CEUX QUI
SONT PRETS A NOUS
SUIVRE SE FASSENT
CONNAÎTRE ET FASSENT
SUIVRE CE MESSAGE LE
PLUS LARGEMENT
POSSIBLE
Nous attendons vos
réactions, vos
propositions et
espérons un
engagement de
tous, quel qu'en
soit le degré.
Ariane Steinberg
Pour une Naissance
Libre
Contact :
Association
NAISSANCE LIBRE
Ariane STEINBERG
33 rue Abel Gance
C1 - Les Collines d'Estanove
34070 Montpellier
naissancelibre@9online.fr