Question:
Ma femme est décédée
deux heures après
avoir accouché d’une
fille. Peut-on la
considérer comme une
martyre ? Quel est
mon devoir à l’égard
de la fille? Peut-on
me considérer comme
quelqu’un qui a pris
en charge une
orpheline ?
Réponse:
Louange à Allah
Si une femme
enceinte meurt
avant, pendant ou
après la délivrance
et dans ses couches,
on peut la
considérer comme une
martyre, s’il plaît
à Allah. Cela est
fondé sur ce qui a
été rapporté par
Rashid ibn Habish
selon lequel le
Messager d’Allah
(bénédiction et
salut soient sur
lui) se rendit au
chevet d’Ubada Ibn
Samit au cours de sa
maladie et dit : «
Savez-vous qui est
martyr dans ma
communauté ? Les
gens ne dirent pas
mot... Puis Ubada
dit : soulevez-moi.
Et ils le
soulevèrent et il
dit : ô Messager
d’Allah, c’est celui
qui demeure patient
pour complaire à
Allah... Le Messager
d’Allah (bénédiction
et salut soient sur
lui) dit : « Les
martyrs de ma
communauté seraient
alors peu nombreux :
être tué pour la
cause d’Allah, le
Puissant et
Majestueux confère
le caractère de
martyr, le décès
causé par la peste
confère le caractère
de martyr, la noyade
le confère ainsi que
la mort provoquée
par un mal de
ventre. De même,
celle qui décède
pendant
l’accouchement
traînera son
nouveau-né par le
cordon ombilical
vers le paradis ».
Le terme sarar
signifie le cordon
ombilical coupé par
l’accoucheuse. Ce
hadith est cité par
l’imam Ahmad dans
son Mousnad grâce à
une chaîne sûre.
Al-Mousnad, 3/489.
Il est corroboré par
un hadith cité par
Malick, 1/233 et
Abou Dawoud, 3/482).
Abonde dans le même
sens un hadith
rapporté par le
Messager d’Allah
(bénédiction et
salut soient sur
lui) selon lequel le
Messager d’Allah
(bénédiction et
salut soient sur
lui) a dit : « Qui
considérez-vous
comme martyr ?. Ils
lui dirent : « Celui
qui se bat et se
fait tuer pour la
cause d’Allah, le
Puissant et
Majestueux ». Le
Messager d’Allah
(bénédiction et
salut soient sur
lui) poursuit en ces
termes : « Les
martyrs de ma
communauté seraient
alors peu nombreux :
ce sont plutôt le
tué pour la cause
d’Allah, le mort
poignardé, la
victime d’un mal de
ventre et la femme
morte en grossesse
». (rapporté par
l’imam Ahmad,
5/315), Ibn Madja et
Ibn Hiban dans son
Sahih, et ce dernier
a qualifié la chaîne
des rapporteurs du
hadith
d’authentique). Un
hadith allant dans
le même sens que le
hadith précédent est
rapporté par
Mouslim. Par « la
femme morte en
grossesse » on
entend celle qui
meurt avant la
naissance de son
enfant.
Quant à la prise en
charge de votre
fille après la mort
de sa mère, elle
consiste à s’occuper
de ses besoins en
matière de
nourriture,
d’habillement,
d’éducation, etc.
Voilà votre devoir
qui vous vaudra une
récompense grâce à
la sincérité de
votre intention à
l’égard d’Allah le
Très Haut. Mais ce
cas ne constitue pas
la prise en charge
de l’orphelin, car
l’orphelin dans le
sens religieux du
terme est lapersonne
qui a perdu son père
pendant son enfance,
qu’il s’agisse d’une
fille ou d’un
garçon.
Quant au hadith cité
par Mouslim dans son
Sahih d’après Abou
Hourayra (P.A.a) et
selon lequel le
Messager d’Allah
(bénédiction et
salut soient sur
lui) a dit : « Celui
qui prend en charge
un orphelin à lui ou
celui d’un autre,
nous serons lui et
moi-même aussi
rapprochés que ces
deux (doigts) au
paradis ». Malik
pointa son index et
son majeur. Par « à
lui » on entend un
orphelin auquel on
est apparenté comme
si l’intéressé était
un grand père, une
mère, une grand
mère, un frère, une
sœur, un oncle
paternel, une tante
paternelle, un oncle
maternel, une tante
maternelle ou
d’autres parents
pour l’orphelin. Par
« ou celui d’un
autre » on entend
celui qui prend en
charge un orphelin
qui lui est
étranger.
Quant à ce que vous
devrez faire pour
votre fille, c’est
assurer les dépenses
afférentes à son
alimentation, son
habillement, son
logement et lui
dispenser une
éducation islamique,
vous intéresser aux
affaires de sa
religion et lui
inculquer la foi
religieuse
authentique.
Extrait des avis de
la Commission
Permanente.
(www.islam-qa.com)