Les bonnes
actions sont
elles inscrites
pour le compte
de l’enfant ?
Question :
Je sais que
l’homme n’est
pas jugé
responsable
avant la
majorité. Est il
récompensé pour
le bien au il
fait en tant que
mineur ?
Réponse :
Louange à Allah
Oui, l’enfant
est récompensé
pour ses bonnes
actions compte
tenu de ce qui
est rapporté
dans le Sahih de
Mouslim (n°
1335) d’après
Ibn Abass (P.
A.a) : « Une
femme souleva un
enfant et dit ô
Messager d’
Allah,
est-ce-que celui
ci peut
effectuer un
pèlerinage
correct ? »
« Oui mais la
récompense te
reviendra. »
L’auteur Mawahib
al-Djalil, un
commentaire de
l’abrégé de
Cheikh Khalif
dit à propos de
l’enfant : « On
lui donne
l’ordre
d’observer la
prière à l’âge
de sept ans ».
Al-Qarafi dit
dans l’ouvrage
intitulé
al-yawaqit fi
al-mawaqit : «l’enfant
est récompensé
pour les actes
désirables
qu’ils
accomplit, en
vertu du hadith
de la
Khattimiyya. »
Ibn Roushd dit :
« le jeune
enfant n’assume
pas la
responsabilité
des mauvais
actes qu’il a
commis, mais on
inscrit pour son
compte les bons
actes selon la
plus juste des
opinions émises
à son sujet.
Dans le Tamhid,
Ibn Abd al-Barr
dans le
commentaire du
premier hadith,
celui de la
Khath’amite :
« D’après Aboul
Alia ar-Riyahi,
Omar Ibn
al-Khattab a
dit : " les bons
actes de
l’enfant sont
inscrits pour
son compte, mais
les mauvais ne
lui sont pas
imputés" ». Et
l’auteur de
Mawahib al-
Djalil dit à
propos de la
question de la
mise en état de
sacralisation
d’un enfant en
vue d’effectuer
le pèlerinage
majeur ou
mineur : « il
n’y a aucune
divergence au
sein des ulémas
sur le fait que
l’enfant est
récompensé pour
les actes
d’obéissance
qu’il commet et
qu’il n’est tenu
responsable des
mauvais actes et
que ce qu’il
fait
délibérément est
assimilable à
une erreur.
Dans Mukhtassar
al- Wadhiha,
l’auteur
dit : «l’obligation
d’effectuer le
pèlerinage
n’incombe pas
aux mineurs.
Mais il n’y a
aucun mal à leur
faire faire le
pèlerinage.
C’est même
recommandé
conformément à
la pratique du
Messager d’Allah
(bénédiction et
salut soient sur
lui) etc.»
Il a été
attribué à Talha
ibn Mussanif ces
propos : « il
relevait des
bonnes pratiques
des musulmans de
faire faire le
pèlerinage à
leurs enfants et
de les exposer à
Allah ? »
Dans le Tamhid,
Ibn Abd al-Barr
soutient que la
majorité des
ulémas
approuvent et
recommandent de
faire faire le
pèlerinage aux
enfants. Il
ajoute
encore : «il
n’est pas
excessif qu’un
grade et un
bienfait soient
inscrits au
profit de
l’enfant dans
l’au-delà grâce
à ses prières à
ces zakat, son
pèlerinage et
l’ensemble des
actes qu’il
accomplit dans
le respect de
leur sunan ou
mode
d’exécution. La
grâce divine à
son égard
ressemble à
celle accordée
au mort
récompensé pour
une aumône
donnée par une
personne
vivante. Ne
voyez-vous pas
l’unanimité qui
s’est dégagée
sur la nécessité
de donner à
l’enfant l’ordre
de d’observer la
prière dés qu’il
en est
conscient ? Le
prophète pria en
compagnie d’Anas
et d’un
orphelin.
La majorité des
ulémas anciens
soutenaient la
prescription de
la zakat aux
biens des
orphelins, et il
est impossible
que cela ne leur
vaudra pas une
récompense. Il
en est de même
de l’objet du
testament fait à
leur profit.
Celui qui veille
à l’application
de ces
prescriptions
recevra une
récompense comme
celui qui fait
faire le
pèlerinage aux
enfants. Voilà
une grâce et un
bienfait
qu’Allah leur
accorde.
Il a été
rapporté qu’Omar
a dit : «On
inscrit au
profit de
l’enfant ses
bons actes, mais
on ne le tient
pas pour
responsable de
ses mauvais
actes.
À ma
connaissance,
personne parmi
ceux dont l’avis
doit être suivi
ne l’a
contredit ».
L’auteur de
al-ikmal dit :
bon nombre
d’ulémas
disent : «Le
jeune enfant est
récompensé pour
ses actes
d’obéissance et
on les inscrit
pour son compte
,mais on ne lui
impute pas ses
mauvais actes »
Au début des
Muqaddimat,
l’auteur dit : «
ce que je pense
est que l’enfant
et son tuteur
sont tous deux
incités à faire
du bien et
récompensés pour
leurs actes ».
Le Prophète
(bénédiction et
salut soient sur
lui) avait dit à
la femme : « la
récompense vous
reviendra ».
Allah le sait
mieux.
Ibn Djamia a
dit : « D’après
les quatre
(imam) l’enfant
est récompensé
pour ses actes
d’obéissances et
on lui inscrit
ses bons actes,
qu’il soit
capable de
discernement ou
pas ». Cela est
rapporté d’après
Omar (P.A.a).
Certains ulémas
ont rapporté un
consensus à ce
sujet. Ceci est
par ce que nous
avons avancé
plus haut dans
le chapitre des
vertus, à savoir
que le Prophète
(bénédiction et
salut soient sur
lui) a dit :
« les
pèlerinages
majeur et mineur
constituent un
djihad aussi
bien pour
l’adulte que
pour le
mineur ». De
même le hadith
relatif à la
femme qui avait
soulevé un
enfant va dans
ce sens ». Allah
le Très haut le
sait mieux.
Islam Q&A
Sheikh Muhammed
Salih
Al-Munajjid (www.islam-qa.com)
La
responsabilité
des actes de
l’enfant mineur
Question :
Les actes de
l’enfant tels
que ses prières,
son pèlerinage
et sa lecture du
Coran, sont-ils
inscrits à son
profit ou à
celui de ses
parents ?
Réponse :
Louange à Allah
La récompense
des bonnes
œuvres de
l’enfant lui
revient et ne
profite ni à son
père ni à sa
mère ni à un
autre. Cependant
le père est
récompensé pour
avoir instruit,
orienté et aidé
l’enfant à faire
du bien, comte
tenu de ce qui
est rapporté
dans le Sahih de
Mouslim d’après
Ibn Abbas
(P.A.a) : « Une
femme souleva un
enfant et dit :
est-ce que
celui-ci est
apte à faire le
pèlerinage ? » «
Oui, mais c’est
vous qui serez
récompensé »
répondit le
Prophète
(bénédiction et
salut soient sur
lui) rapporté
par Mouslim,
2378
Le
Prophète(bénédiction
et salut soient
sur lui) a
affirmé ici que
l’enfant peut
faire le
pèlerinage, mais
la récompense de
l’acte revient à
sa mère qui le
fait faire. Il
en est de même
de celui qui
n’est pas auteur
d’un enfant. Il
jouira de la
récompense de
ses bonnes
œuvres telles
que
l’instruction
des orphelins,
des proches
parents, des
domestiques et
d’autres en
vertu des propos
du Prophète
(bénédiction et
salut soient sur
lui) : «
Quiconque
indique une
bonne action
aura la même
récompense que
celui qui l’aura
accomplie
»(rapporté par
Mouslim dans son
Sahih, 3509)
parce que cela
relève de la
coopération dans
le bien et la
craint e
(d’Allah ). Or
Allah, le
Transcendant
récompense pour
cela.
Fatawas
islamiyya d’Ibn
Outtaymine, 526
(www.islam-qa.com)