Antoine de La Garanderie s’est
intéressé à la
mémoire dans le
cadre de la
réussite
scolaire. Il
s’est donc
attaché à nos
deux mémoires
principales – la
visuelle et
l’auditive – qui
sont pour ainsi
dire les seules
utilisées à
l’école*. La
Garanderie a non
seulement écrit,
mais inspiré une
abondance de
livres qui
permettent
d’appliquer ses
recherches.
Peut-être
peut-on les
résumer ainsi :
l’apprentissage
suppose
attention,
mémorisation,
compréhension,
réflexion et
imagination. Ces
cinq « gestes
mentaux »
permettent de
percevoir
l’information,
de reproduire
cette perception
sous la forme
d’une évocation
mentale visuelle
ou auditive, et
enfin de
restituer cette
information.
Pour lui, le
cœur du problème
des enfants en
difficulté
d’apprentissage
est l’évocation
mentale.
Certains, pour
reconstituer la
leçon dans leur
tête, utilisent
volontiers des
images
visuelles, les
autres des
images
auditives. Par
exemple, un
enfant visuel
peut apprendre à
« photographier
» les mots et en
restituer
l’orthographe
exacte, tandis
qu’un enfant
auditif décode
phonétiquement
ce qu’il lit,
sans
s’intéresser à
l’orthographe ;
celui-là a
besoin d’épeler
intérieurement
la difficulté
pour ne pas
faire de fautes.
Il faut donc
essayer de
découvrir si
l’enfant est
plutôt auditif
ou visuel (il
n’est jamais
uniquement l’un
ou l’autre) et
l’aider à
utiliser ses
capacités
propres. Bien
souvent,
l’enfant en
difficulté ne
les utilise pas
à l’école, ou
uniquement dans
certaines
branches. Ce
type de problème
surgit notamment
chez un enfant
très auditif qui
a une
institutrice
très visuelle
(ou vice versa),
quand celle-ci
ne réalise pas
qu’elle ne
stimule qu’un
type de mémoire
chez ses élèves.
Cela peut aussi
arriver avec les
parents. Il est
bon d’apprendre
à connaître son
enfant et de
développer des
stratégies qui
lui conviennent
pour prévenir
les éventuelles
difficultés.
L’entraînement
de la mémoire ne
peut se diviser
en « initiation
» et «
approfondissement
». Il s’agit
plutôt de
stimuler chaque
type de mémoire,
en privilégiant
celui qui
convient le
mieux à
l’enfant.
La «
représentation
mentale » et «
la mise en
projet »
sont les clefs
de la
mémorisation.
Antoine de La
Garanderie les
préconise et on
les retrouve
chez les grands
spécialistes de
la mémoire qui
ont décrit au
XVIe siècle les
techniques de
mémorisation qui
permettaient les
prouesses des
érudits du Moyen
Âge. Pierre de
Ravenne décrit**
une technique
qui évoque la «
mise en projet »
:
« Il faut
choisir une
église déserte,
en faire le tour
trois ou quatre
fois en fixant
dans son esprit
tous les
endroits où
déposera par la
suite ses images
mnémotechniques.
Chaque locus
devra être
distant de cinq
à six pieds des
autres. »
Il fixa ainsi au
cours de ses
voyages plus de
cent mille lieux
mémoratifs qui
lui permettaient
de retrouver et
de reproduire
mot pour mot
l’ensemble du
droit canon,
deux cent
discours de
Cicéron et vingt
mille points du
droit civil !
Giordano Bruno,
lui, décrit
poétiquement la
« représentation
mentale » :
« Se souvenir de
ces Ombres
d’idées,
contractées pour
l’écriture
intérieure***. »
Marie-Claude
Roche****,
psychologue
clinicienne
formatrice en
gestion mentale
d’après les
méthodes
d’Antoine de La
Garanderie, est
une des rares
spécialistes à
les appliquer
aux jeunes
enfants,
s’intéressant
ainsi à prévenir
les dégâts
plutôt qu’à les
guérir. Elle
insiste sur
l’importance de
ces deux clefs
de la mémoire :
_____________________________
*On s’aperçoit
de plus en plus
que la
vocalisation et
l’articulation
sont des aides
précieuses de la
mémoire
(notamment pour
l’apprentissage
des langues),
mais elles sont
encore très peu
utilisées à
l’école. Quant
au rythme et au
geste, il n’en
est même pas
question au-delà
du CP !
**Dans « Phœnix,
sive Articiosa
Memoria »
(Venise, 1491),
cité dans Les
Découvreurs de
Daniel Boorstin,
collection «
Bouquins »,
éditions Robert
Laffont.
*** « Circé, ou
les Ombres
d’idées »
(1582), cité
dans Les
Découvreurs.
****Formatrice
au GER éducation
qui est une des
associations les
plus importantes
qui apprend la
gestion mentale
aux jeunes (à
partir du CM1)
dans divers
lieux de France.
GER éducation a
deux adresses :
- Centre
Thorigny 9, rue
Sainte-Anastase,
75003 Paris.
Tél.
01.48.04.59.29 ;
- 31, cours
Emile-Zola,
69100
Villeurbanne.
Tél.
03.78.89.56.28.
*****************************
1.
Se représenter
mentalement.
Il faut
comprendre que
la perception
seule n’est
rien. Ce n’est
que quand elle
débouche sur la
représentation
mentale précise
que la
mémorisation se
fait. Cela
implique de
nombreuses
discussions qui
incitent
l’enfant à
prendre
conscience de ce
mécanisme et à
le maîtriser.
Ainsi un enfant
qui a une
mémoire plutôt
visuelle peut
très bien se
représenter le
soleil quand on
lui en parle.
Mais il est très
possible qu’il
n’évoque que
l’image et pas
le mot :
«
- Quand je te
dis « soleil »,
tu dois non
seulement voir
le soleil, mais
aussi le mot «
soleil » qui
s’inscrit
dessus. Tu le
vois ?
- Ah oui ! … Je
n’y avais pas
pensé avant ! »
Dialogue typique
!
L’autre point
important est de
laisser à
l’enfant tout le
temps dont il a
besoin
pour réaliser
cette évocation
mentale. Si
c’est un
auditif, il aura
besoin de se
décrire ce qu’il
se représente.
C’est un
processus très
lent, mais de
très grande
qualité. C’est
ainsi que les
enfants très
auditifs
apprennent à
lire plus
lentement ;
parce qu’ils
décrivent les
lettres et les
caractéristiques
particulières
des mots pour
pouvoir les
retenir.
Enfin,
appuyez-vous sur
le type de
mémoire qui est
le plus naturel
à l’enfant, mais
encouragez-le à
utiliser
l’autre. Il en
aura besoin
aussi. Il ne
faut pas le
rendre « ou
sourd ou aveugle
».
2.
Se mettre en
projet
est la clef de
la mémorisation
à moyen et long
terme. Quand
l’enfant se
concentre pour
apprendre un mot
ou un geste, il
très important
de lui faire
imaginer le
moment où il
devra reproduire
oralement ou par
écrit, car la
mémoire est un
acte de
projection dans
le futur et non
pas un travail
sur le passé.
C’est dans la
mesure où l’on
se prépare pour
le futur que
l’on retient ce
qui va devenir
du passé. Et si
l’on n’a pas
fait cette
projection, le
souvenir du
passé sera flou
et incomplet.
Pour que
l’enfant
comprenne bien
la « mise en
projet », il
faut bien sûr
l’y préparer
avant d’aborder
l’objet à
mémoriser. C’est
d’ailleurs une
excellente
manière de
mobiliser son
attention. Voici
deux façons
d’aider l’enfant
à comprendre ce
mécanisme :
·
La visite.
Avant de faire
une excursion :
«
Tu sais, Mamie
aimerait bien
venir avec nous,
mais elle ne
peut pas. Alors
tu vas lui faire
une surprise et
je vais t’aider.
Tu vas tout
regarder en
pensant à elle.
Tout ce qui te
plaît et que tu
aimerais bien
lui montrer ;
tout ce que tu
crois qui
pourrait
l’intéresser ;
ainsi que ce qui
sera indiqué en
grand, ce qui
signifiera que
c’est sans doute
important pour
tout le monde. »
Au cours de la
visite, vous lui
rappelez le
projet de la
raconter à sa
grand-mère, vous
l’aider à
choisir ce qui
est important,
vous lui
demandez de vous
montrer comment
il va raconter,
etc. quand il
racontera,
écoutez-le.
Quand il a fini,
s’il a oublié
certaines
choses, aidez-le
à refaire la
visite
chronologiquement
pour retrouver
les moments
oubliés.
·
La leçon.
Cette mise en
projet doit
devenir un
procédé
automatique.
Quand l’enfant
apprend
une leçon, il
doit unir deux
images dans sa
tête :
s’imaginer en
train de réciter
cette leçon dans
sa classe (ou en
train de
l’écrire assis
devant sa
feuille) et
associer à cette
image la
représentation
de ce qu’il est
en train de
faire (il est
assis à son
bureau dans sa
chambre, c’est
jeudi soir il
fait déjà
sombre, la leçon
se trouve dans
tel livre, à tel
chapitre, etc.).
L’association de
ces deux
situations
l’aidera à faire
rejaillir le
souvenir précis.
*************************
Mémoire auditive
– Mémoire
visuelle.
Ces
jeux
permettent à la
fois d’observer
laquelle des
deux mémoires
l’enfant utilise
le plus
volontiers et de
l’encourager à
employer les
deux. Cela vous
permettra de
mieux comprendre
votre enfant et
de l’aider
efficacement
dans ses
apprentissages.
Analyser votre
propre mémoire,
par la même
occasion. Et si
votre enfant
n’est pas du
même type que
vous,
souvenez-vous
que vos « petits
trucs » ne sont
pas les siens.
Pensez à vous
mettre à sa
place, quand
vous lui
apprenez quelque
chose.
1.
L’objet voyageur
(3 ans –
10 ans)
·
Mémoire visuelle
: Montrez
à l’enfant une
série d’objets
(par exemple :
crayon, Lego,
pion, carte et
poupée). Dites à
l’enfant de se
retourner,
enlevez un des
objets, puis
demandez-lui de
regarder et de
vous dire lequel
manque.
Augmentez petit
à petit le
nombre d’objets.
S’il n’y arrive
pas, il a sans
doute une
meilleure
mémoire auditive
que visuelle.
Dites-lui alors
de nommer une ou
deux fois la
série d’objets,
avant de se
retourner. S’il
y parvient
mieux,
encouragez-le à
nommer les
objets les yeux,
puis à le faire
mentalement en
silence.
·
Mémoire auditive
: Nommez
trois fois une
série d’objets.
Annoncez à
l’enfant qu’un
objet s’est
envolé et
répétez-lui la
série une
quatrième fois
en omettant un
objet qu’il doit
retrouver.
Augmentez peu à
peu le nombre
d’objets et ne
dites plus que
deux fois, puis
une fois la
série avant d’en
retirer un.
S’il n’y arrive
pas, sa mémoire
visuelle est
sans doute
meilleure.
Enumérez le
série lentement
en lui disant de
voir chaque
objet dans sa
tête. Quand il
vous dit qu’il
les voit bien,
dénombrez la
série lentement
en omettant un
objet.
Ces deux jeux
sont simples et
vous permettent
de mieux cerner
le processus
mental de votre
jeune enfant.
2.
Tout de mémoire
! (6 ans
– 14 ans)
Vous faîtes les
mêmes jeux, mais
cette fois il
faut
reconstituer de
mémoire toute la
liste d’objets.
Quand l’enfant
les regarde,
incitez-le à «
se mettre en
projet » : qu’il
s’imagine
l’instant
d’après en train
de reconstituer
la série. Il
fera ainsi
automatiquement
appel à ses
facultés
propres.
3.
La lettre
envolée
(3 ans – 6 ans)
·
Mémoire auditive
: Prenez
une marionnette
et montrez-lui
un objet :
Vous : Qu’est-ce
que c’est ça ?
1ère marionnette
: Able !
Vous : Able ? !
L’enfant : Table
! C’est une
table !
Vous : Qu’est-ce
que tu dis, toi,
marionnette ?
1ère marionnette
: Able !
Vous : Elle ne
dit pas comme
toi ? Qu’est-ce
qui ne va pas ?
… Est-ce qu’il
manque quelque
chose ?
L’enfant : Oui !
Vous : Quoi ?
Et ainsi de
suite, jusqu’à
ce l’enfant
réalise qu’il
manque le son t.
Ensuite prenez
une autre
marionnette qui
dira « tale » et
l’enfant devra
trouver le son
b. Puis une
autre qui dira «
tble ». Une
quatrième dira «
tabe » et une
dernière dira «
tabl ». Au
début, l’enfant
aura des
difficultés à
cerner ce qui
manque, mais ce
sera de plus en
plus facile, si
vous décortiquez
le même mot.
Soyez drôle,
changez de voix
pour chaque
marionnette,
mais articulez
très clairement
!
·
Mémoire visuelle
:
Quand l’enfant
connaît bien son
prénom écrit,
écrivez-le avec
des lettres
mobiles que vous
assemblez et
oubliez-en une :
« Il me semble
qu’il y a
quelque chose
qui ne va pas… »
L’enfant vous le
dira rapidement,
faites-lui bien
prononcer le nom
et/ou le son de
la lettre
envolée.
Quand il
découvre la
lecture
analytique,
choisissez un
mot qu’il ne
connaît pas
vraiment, mais
qui ne comporte
pas de
difficultés
orthographiques
: tartine, mur
ou tigre, etc.
Vous l’écrivez
avec les lettres
mobiles en en
oubliant une. Au
début, vous
l’aidez :
« Il me semble
que c’est «
tartine », mais
il y a quelque
chose qui ne va
pas… »
Ensuite, vous
essayer de ne
pas lui dire de
quel mot il
s’agit. Et enfin
vous pouvez
ainsi l’aider
reconnaître les
difficultés
orthographiques,
ou , ch, eil,
oin, etc.
4.
Les deux
mémoires dans le
quotidien.
(3 ans – 10 ans)
Observez votre
enfant et
utilisez les
occasions qui se
présentent. Par
exemple, quand
vous l’emmenez
faire des
courses :
« Il faut
acheter du pain,
du lait, des
œufs, du beurre
et du jambon.
Toi, tu
t’occupes de
retenir ça.
Répète avec moi…
» Arrivés
au magasin, il
doit vous les
rappeler. Une
autre fois, vous
faites avec lui
une liste
visuelle. Selon
sa maturité et
ses
connaissances de
l’écrit, vous
lui montrez les
objets avant de
partir ou vous
collez des
images sur un
papier ou vous
écrivez la
liste. Quand il
a bien observé,
vous partez, et
il ne pourra
vérifier la
liste que quand
il pensera vous
avoir désigné
tous les
produits à
acheter.
5.
Le recours à
l’articulation.
(3 ans – 10 ans)
Ce recours est
particulièrement
utile pour
relier les
mémoires
auditive et
visuelle.
·
La prononciation
de l’orthographe
est une
excellente
manière d’aider
les « auditifs »
qui peinent. La
première chose
est de faire
épeler les mots
difficiles pour
que l’enfant
s’en souvienne
au moment
d’écrire, mais
il est beaucoup
plus amusant et
donc plus
efficace de les
prononcer !
Ainsi « beaucoup
» devient «
be-a-u-co-up » ;
« temps »
devient «
te-m-ps ». Il
faut les
prononcer
rapidement et
les introduire
dans la
conversation : «
Donne-moi la «
ma-i-n » ! »
Pour les langues
étrangères, ça
marche très
aussi. Il y a
bien sûr le
fameux «
Sha-kes-pe-are
», mais aussi «
s-cho-ol » ou «
to-uggghhh » !
De plus,
l’enfant, jouant
ainsi à prendre
un accent
français
caricatural,
sera plus
conscient et
donc plus
sensible à la
prononciation
correcte.
Refaire la même
forme ou la «
représentation
mentale ».
La
représentation
mentale est une
fonction de
l'intelligence
qu'il est très
important de
développer.
Voici un petit
jeu tout simple.
Prenez des
allumettes et
utilisez-les
pour en faire
une forme. Dites
à votre enfant
de la copier.
Quand il y
arrive
facilement,
couvrez-la après
qu'il l'a
regardée, et
demandez-lui de
la copier de
mémoire.
Utilisez de plus
en plus
d'allumettes
pour compliquer
la forme.
Variante
: dessinez une
maison
rudimentaire,
avec un nombre
d'éléments
précis. Par
exemple, au
rez-de-chaussée
: une porte à
droite et une
fenêtre à
gauche; au 1er
étage : deux
fenêtres.
L'enfant doit
dessiner la même
maison sans
oublier
d'éléments.
Vous pouvez
faire le même
jeu avec
n'importe quel
dessin simple et
précis. Pour que
votre enfant
arrive à le
redessiner de
mémoire,
laissez-lui
d'abord le
modèle à
recopier et puis
enlevez-le.
Observez comment
il s'y prend.
Encouragez-le à
voir le dessin
dans sa tête,
demandez-lui de
vous le décrire
: d'abord en le
regardant ; puis
dans sa tête
avant de le
reproduire sur
la feuille. Vous
l'aiderez ainsi
à réfléchir
avant d'agir !
Mémoires
auditive et
visuelle.
(0 – 3 ans)
Nous avons
chacune une
préférence pour
l’une d’entre
elles, qui nous
pousse à
présenter les
choses toujours
de la même
façon. Or le
bébé n’a
peut-être pas le
même type de
mémoire. Il est
bon d’en être
conscient pour
varier nos
présentations et
ne pas le rendre
« ou aveugle ou
sourd », comme
dit Marie-Claude
Roche*. Pour
cela il est bon,
dès les premiers
jeux de langage,
d’encourager les
deux approches.
Notamment quand
vous pratiquez
l’ «
étiquetage oral
»** :
parfois vous
commencez par
présenter
l’objet ;
d’autres fois
vous dites
d’abord le mot.
«
Regarde ceci… tu
le vois ?…
Touche… sens…
c’est une pomme…
ça s’appelle
pomme ! »
« Et maintenant
je vais te
montrer une
banane ! Tu ne
sais pas ce que
c’est qu’une
banane ?! Eh
bien, la banane
est longue et
jaune ! Tu veux
la voir ?…
Attention… La
voici ! »
_____________________________
*Marie-Claude
Roche,
psychologue
clinicienne
formatrice en
gestion mentale
d’après les
méthodes
d’Antoine de La
Garanderie, est
une des rares
spécialistes à
les appliquer
aux jeunes
enfants. Elle
insiste beaucoup
sur l’importance
de ce jeu qui
prépare mieux
l’enfant à
utiliser toutes
ses facultés et
qui empêche le
parent de
s’enfermer dans
un seul type de
présentation.
**L’étiquetage
oral. (0 – 3
ans) : Prenez
l’habitude de
lui montrer ce
qui l’entoure et
de le désigner
clairement, en
répétant souvent
d’une voix
enjouée.