Chez de nombreux musulmans de
« tradition », de même que dans de nombreuses cultures, la naissance
d’une fille est vécue comme un malheur, une malédiction.
Pourquoi ? Je ne sais pas, peut être
est-ce par peur qu’elle déshonore la famille en s’écartant du Chemin
d’Allah, ou parce qu’elle sera plus fragile qu’un garçon ? Enfin
peut être parce qu’elle ne ramènera pas autant d’argent à la maison
ou même qu’il sera difficile de la marier ?
Quoiqu’il en soit, ceci est un faux
problème et subhan Allah, l’Islam garantit l’égalité entre les sexes
dans le foyer, voire donne une place privilégiée aux fille car elles
sont souvent, trop souvent lésées par rapport aux garçons.
Allah
nous fait clairement savoir qu'il s'agit là d'une erreur dans son
Saint Coran:
« Et lorsqu'on annonce à l'un
d'eux une fille, son visage s'assombrit et une rage profonde
(l'envahit). Il se cache des gens à cause du malheur qu'on lui a
annoncé. Doit-il la garder malgré la honte ou l'enfouira-t-il dans la
terre ? Combien est mauvais son jugement » (Coran An-Nahl V58/59)
Ainsi, le Prophète
, a dit :« Celui qui assure la subsistance de deux filles jusqu’à ce
qu’elles atteignent l’âge de la puberté, nous serons, lui et moi, le
jour de la Résurrection ainsi (et il rejoignit l'index et le
majeur)." (Mouslim)
Ou encore: «Celui qui assure la
subsistance de deux filles ou trois filles, de deux ou trois soeurs
jusqu’à ce qu’elles atteignent l’âge adulte ou meurt, nous entrerons
au Paradis ainsi (et il rejoignit son index et son majeur pour
signifier qu’ils entreront côte à côte).» (Ahmed)
De même, l’équité doit être parfaite
entre les enfants, sans aucune forme d’injustice, et ce notamment
lors du partage de l’héritage. Ainsi, le Prophète a ordonné cette
équité au père d’Annou’mân Ibn Bachîr qui dit: «Mon père me fit un
don, mais ma mère s’y opposa et dit: je n'approuverai que si le
Prophète accepte d’en être témoin». Mon père se dirigea vers la
maison du messager d’Allah et lui dit: "j’ai fait un don à mon fils,
mais sa mère m’a ordonné de venir te demander d’en être témoin,"
"As-tu agi de même avec tes autres enfants?" demanda le Prophète,
"non", répondit mon père auquel le messager d’Allah dit: «Soyez
équitable envers vos enfants, et ne me demandez pas d’être témoin
d’une injustice.» Annou’mân Ibn Bachîr a ajouté: «En retournant chez
nous, mon père a renoncé à l’affaire et à la faveur qui m’a été
faite».
En conclusion, Allah est
grand et s'Il nous a donné des filles, c'est là un grand bien. Il ne
faut pas croire qu'avoir une fille est un malheur car ce serait là
une grave erreur de jugement !
Mais Allahou 'alem ! Dieu
sait mieux, Gloire et Pureté à Lui !
Oum Ishaq
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La récompense
(divine)réservée
à l’éducation de
trois filles
Question :
Le Messager
d’Allah
(bénédiction et
salut soient sur
lui) a dit :
«Quiconque a
trois filles,
les traite avec
patience et
assure leurs
besoins
alimentaires,
elles lui
fourniront une
protection
contre l’enfer
». Cette
protection
profitera-t-elle
exclusivement à
leur père ou
s’étendra à la
mère ? Je
possède –Allah
soit loué –
trois filles.
Réponse :
Louange à Allah
Le hadith
s’applique aux
père et mère en
raison des
propos du
Prophète
(bénédiction et
salut soient sur
lui) : «
Quiconque a deux
filles et leur
assure une bonne
éducation, elles
lui fourniront
une protection
contre l’enfer
». Il en est de
même si l’on a
des sœurs, des
tantes
paternelles et
maternelles ou
d’autres
parents, si on
leur assure un
bon traitement.
Nous espérons
que cela vaudra
aussi à son
auteur l’accès
au paradis. En
fait, si on leur
fait du bien, on
mérite pour cela
une énorme
récompense et
bénéficiera
d’une protection
contre l’enfer
en raison de sa
bonne œuvre.
Cela est réservé
aux musulmans.
En effet, quand
un musulman
accomplit ces
bonnes œuvres
pour complaire à
Allah, il assure
du coup son
salut contre
l’enfer. Car la
protection
contre l’enfer
et l’accès au
paradis
dépendent de
nombreuses
causes. Aussi
convient-il au
croyant
d’employer une
multitude de ces
causes. Mais la
pratique de
l’Islam demeure
la principale
cause d’échapper
à l'enfer et
d’accéder au
paradis.
Il existe des
actions qui
conduisent leur
auteur musulman
au paradis et
lui permettent
d’échapper à
l’enfer. Tel est
le cas de la
bienfaisance à
l’égard de ses
propres filles
ou sœurs. Il en
est de même de
la perte de deux
enfants mineurs.
On dit au
Prophète
(bénédiction et
salut soient sur
lui) : « et la
perte de deux
enfants ? » À
quoi il répond :
« et la perte de
deux ». Ils ne
l’interrogèrent
pas à propos de
la perte d’un
seul enfant. Il
est cependant
rapporté de
façon sûre que
le Messager
d’Allah
(bénédiction et
salut soient sur
lui) a dit : «
Allah, le
Puissant et
Majestueux a dit
: « Quand mon
serviteur
croyant perd un
être qui lui est
cher et reste
patient pour
complaire à
Allah, il n’aura
pas d’autre
récompense que
le paradis ». Le
Transcendant et
le Très Haut
explique ainsi
que quand Il
rappelle à Lui
un être cher à
Son serviteur et
que celui-ci
demeure patient
pour complaire à
Allah, il n’en
pourra être
récompensé que
par l’accès au
paradis. La
perte d’un seul
enfant de bas
âge entre dans
le cadre du
hadith, pourvu
que ses parents
supportent avec
fermeté son
rappel à Allah.
Seul l’accès au
paradis peut
récompenser leur
attitude. C’est
là une immense
grâce divine.
Ceci s’applique
aussi aux époux
et à l’ensemble
des parents et
amis. S’ils
observent une
belle
patience[devant
la perte d’un
être cher], ils
sont concernés
par le hadith,
sous réserve de
se mettre à
l’abri d’une
situation de non
applicabilité du
hadith comme la
persistance dans
les péchés
majeurs jusqu’à
la mort. Nous
demandons à
Allah le salut.
Extrait de
Madjmou fatawa
maqalat
moutanawwi’a par
son éminence,
l’érudit Cheikh
Abd al-Aziz ibn
Abd Allah ibn
Baz (puisse
Allah lui
accorder Sa
miséricorde)
vol. 4, p. 375
(www.islam-qa.com)