On
attribue au
nouveau-né un
prénom, soit le jour
de sa naissance,
soit le troisième,
soit le septième
jour. Il est
recommandé de
choisir de beaux
prénoms pour sa
descendance, des
prénoms faciles et
qui mettent l'enfant
en valeur. Le
Prophète d'Allah
-
Que la Paix et le
Salut soient sur lui
- a incité les
Musulmans à faire de
bons choix en la
matière. Il a
changé des prénoms
qui exprimaient la
dureté ou
l'avilissement de la
personne, par des
prénoms plus
valorisants.
Les savants
de l'Islam sont
unanimes pour
interdire
l'utilisation des
Noms d'Allah
- Que soit exaltée
Sa Toute-Puissance -
pour nommer
quelqu'un.
De même, il est
interdit d'utiliser
des noms de sourates
du Saint Coran.
A ce sujet, il nous
paraît important de
mentionner l'erreur
commise par de
nombreux Musulmans
utilisant les
lettres détachées
par lesquelles
débutent certaines
sourates du Coran !
Ces lettres ont été
faussement
interprétées, sans
fondement sérieux :
il s'agit ici des
faux prénoms
attribués à tort au
Prophète d'Allah, à
savoir Yasin et Taha.
Déjà, l'Imam Mâlik
ibn Anas (qu'Allah
lui fasse
Miséricorde)
avait blâmé
l'utilisation de
Yasin, car il
n'existe aucun
hadîth qui le
consigne, et ceci
vaut pour Taha
également, comme
faisant partie des
prénoms du Prophète
.
Cependant,
il est permis
d'utiliser les
prénoms de tous les
prophètes d'Allah
- Que la paix soit
sur eux tous -.
Certains savants ne
le désirent pas, de
crainte qu'en un
moment de colère, on
insulte le nom de
son enfant, et par
là-même, le Prophète
éponyme, ou que l'on
invoque le mal
contre lui. Mais il
va sans dire que
ceci est blâmable
envers n'importe
quel enfant, quel
que soit son prénom,
et que le Prophète
l'a interdit ! Le
Compagnon du
Prophète 'Omar ibn
al-Khattâb
-
qu'Allah soit
satisfait de lui -
partageait l'opinion
de ces savants.
Il est
permis, par
ailleurs, et même
recommandé,
d'attribuer à son
enfant, garcon ou
fille, un surnom
" kounya "
signifiant « père
d'Untel » ou « mère
d'Untel », d'après
l'imam Al-Boukhârî
et l'Imam Moslim, le
Prophète
jouait avec le frère
du Compagnon Anas
ibn Mâlik
et
le taquinait en
l'appelant « Aboû 'Oumayr».
Les savants
musulmans
considèrent que le
kounya valorise la
personne, que
c'est une manière de
l'honorer,
d'autant plus
qu'elle doit
exprimer le respect
et les qualités
positives de la
personne. En effet,
les prénoms
péjoratifs et
dévalorisants sont
proscrits en Islam.
Allah
dit:

{ Ô vous qui avez
cru! Qu'un groupe ne
se raille pas d'un
autre groupe:
ceux-ci sont
peut-être meilleurs
qu'eux. Et que des
femmes ne se
raillent pas
d'autres femmes:
celles-ci sont
peut-être meilleures
qu'elles. Ne vous
dénigrez pas et ne
vous lancez pas
mutuellement des
sobriquets
(injurieux). Quel
vilain mot que
lorsqu'on a déjà la
foi. Et quiconque ne
se repent pas...
Ceux-là sont les
injustes. } [
Sourate 49 - Les
appartements -
Al-Hujurat - Verset
11.]
Quant à
l'utilisation des
kounya du Prophète
,
les juristes
divergent à ce sujet
: cependant, la
grande majorité ne
l'interdisent pas,
sans pour autant la
recommander.
L'exemple sans
doute le plus connu
des kounya du
Prophète Mohammad
est ( Abu al-Qâsim )
transcrit en
français Belkasem,
parfois transformé
en Belgasem.
Il est permis
d'attribuer
plusieurs prénoms à
l'enfant. Le ou les
prénoms doivent être
l'expression de
l'image morale
positive de la
personne musulmane.
Ainsi, d'après
'Abdallah ibn 'Abbâs
qu'Allah soit
satisfait de lui et
de son père - le
Messager d'Allah
a dit :
« C'est un droit de
l'enfant sur son
géniteur, le fait
que celui-ci
l'éduque bien et
choisisse bien son
prénom ! » [ Relaté
par al-Bayhaqî ].
Le Prophète
a dit aussi :
« Vraiment, vous
serez appelés au
Jour du Jugement
dernier par vos
prénoms et les
prénoms de vos
parents ; choisissez
donc bien vos
prénoms. » [
Rapporté par Aboû
Dâwoud ].
Source:
Sajidine.com