La Conception

Mettre au Monde

Materner Nature

Vivre au Naturel

L'Education

Pour les Petits

Pour les Mamans

Le Forum

Services MM

Le mot de MM

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Règles concernant les Lochies 

 

A partir de quand un saignement peut-il être considéré comme celui résultant de l’accouchement ?


Question:

Voici une femme qui a subi une interruption volontaire de la grossesse. Est-ce qu’il lui est permis de jeûner ? Ou bien doit-elle attendre une période déterminée ?


Réponse:

Louange à Allah

Il n’est pas permis à l’accouchée de jeûner, et son jeûne ne serait pas valide. Elle doit rattraper les jours non jeûnés à cause de l’accouchement. le terme nifas indique le saignement consécutif à l’accouchement. Si une femme avorte, le saignement qui en résulte n’est pas assimilable à celui lié à l’accouchement, à moins qu’elle n’expulse un fœtus nettement formé. La conception ne commence pas à prendre forme avant 80 jours conformément à la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) : « Durant 40 jours l’un d’entre vous commence à se former dans le ventre de sa mère. Dans les 40 jours suivants, il devient quelque chose qui s’accroche. Dans les 40 jours suivants, il devient un un embryon. Et puis Allah lui envoie un ange qui lui donne un ordre qui consiste en quatre mots : on lui dit : « écrits ses actions, sa subsistance, la durée de sa vie et son sort heureux ou malheureux. Et puis on lui insuffle une âme (rapporté par al-Boukhari, 3208).

Ce hadith indique que la conception de l’homme comporte trois phases de quarante jours chacune. Pendant la première, il constitue une goutte. Dans la deuxième, il prend la forme d’une adhérence. Dans la troisième, il devient comme un un embryon. A la fin du troisième, on lui insuffle une âme. La formation a lieu pendant la troisième phase et ne se fait pas auparavant en vertu de la parole du Très Haut : «Ô hommes! Si vous doutez au sujet de la Résurrection, c' est Nous qui vous avons créés de terre, puis d' une goutte de sperme, puis d' une adhérence puis d' un embryon (normalement) formé aussi bien qu' informe pour vous montrer (Notre Omnipotence) et Nous déposerons dans les matrices ce que Nous voulons jusqu'à un terme fixé. Puis Nous vous en sortirons (à l' état) de bébé, pour qu' ensuite vous atteignez votre maturité.» (Coran, 22 : 5).

Allah a dit dans la description de l’embryon qu’elle est «(normalement) formé aussi bien qu' informe » . le terme mukhallagha signifie que les composantes du fœtus comme la tête et les extrémités etc. se dessinent clairement.

Cela étant, si la femme en question a avorté avant le 80ème jour de sa grossesse, le saignement qu’elle subit n’est pas assimilable à celui consécutif à l’accouchement. C’est plutôt un saignement exceptionnel qui ne doit pas l’empêcher de prier et de jeûner, mais elle devra faire des ablutions pour chaque prière. Si l’avortement survient après 120 jours de grossesse donc après que le fœtus a été doté d’une âme, le saignement qui en découle est assimilable au saignement qu’entraîne un accouchement normal. Si l’avortement a eu lieu entre le 80ème et le 120ème jours de grossesse, elle devra examiner l’état du fœtus. Si celui-ci est nettement formé, le saignement est assimilable à celui lié à l’accouchement. S’il n’est pas nettement formé, le saignement est inhabituel.

Cheikh Ibn Outhaymine (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit dans son traité consacré aux saignements naturels chez les femmes, p. 40 : « un saignement provoqué par un avortement n’est assimilable à celui consécutif à l’accouchement que si le fœtus expulsé est nettement formé. Si elle expulsait un petit corps qui ne possède pas clairement la forme humaine, le saignement qui en découle ne serait pas assimilable à celui lié à l’accouchement. C’est du sang sécrété par une veine donc considéré comme inhabituel. La durée minimum de la formation du fœtus est de 80 jours, mais cette formation s’achève le plus souvent au 90ème jour.

L’accouchée est autorisée à cesser de prier et de jeûner jusqu’à ce qu’elle redevienne propre. Quand le saignement s’arrête, elle prend un bain rituel et se remet à observer la prière et le jeûne. Si elle est habituée à voir le saignement se poursuivre au-delà de 40 jours, il s’agit de menstrues. Si elle n’y est pas habituée, elle est confrontée à un saignement inhabituel. Dans ce cas, elle doit prendre un bain rituel et recommencer à observer la prière et le jeûne comme toutes les femmes propres.

Se référer aux questions 10488 et 37662. Allah le sait mieux.
 

 

La durée extrême des écoulements de sang consécutifs à l’accouchement est de 40 jours


Question:

Quelle est la plus longue durée des couches ?


Réponse:

Louange à Allah

Cela fait l’objet d’une divergence de vues au sein des ulémas :

1/ La plupart des ulémas disent que le sang des couches cesse après 40 jours. S’il ne cesse pas, il est alors assimilable au sang des règles, à moins que cela soit habituel chez une femme. Ceci est conforme à la doctrine d’Abou Hanifa et à celle d’Ahmad selon la plus célèbre version relative à ce sujet. At-Tirmidhi rapporte cet avis dans son Djami d’après Soufyan, Ibn al-Moubarak, Ishaq et la majorité des ulémas.

2/ Malick, Chafii et Ahmad (selon une version) soutiennent que ladite durée est de 60 jours.

3/ Hasan al-Basri a dit : elle attend de 40 à 50 jours. Si le saignement ne cesse pas, il est alors assimilé à celui des règles.

4/ D’autres avis ont été émis ; ils résultent d’efforts d’interprétation qui ne s’attestent dans aucun argument valable. Seul le premier avis fait exception dans la mesure où il a été rapporté de façon sûre qu’Ibn Abbas (P.A.a) a dit : « Celle qui vient d’accoucher attend près de 40 jours » (rapporté par Ibn al-Djaroud dans al-Mountaga).

Ahmad, Abou Dawoud, at-Tirmidhi et Ibn Madja ont rapporté par la voie de Massata, l’azdite, qu’Um Salamata a dit : « La femme qui accouche attendait 40 jours à l’époque du Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) et nous mettions du mémécycle tinctorial au visage pour en enlever des tâches.

Cette chaîne de transmetteurs fait l’objet d’une divergence de vues. Ibn al-Qattan l’a jugé faible dans Bayan al-Wahm wal-Iham. L’imam Ibn Hazm est du même avis tandis qu’al-Hakim l’a jugé authentique et an-Nawawi et d’autres l’ont jugé « beau ».

Dans al-istidhkar, Ibn Abd al-Bar dit : rien des avis émis à propos de la durée extrême de l’écoulement du sang des couches ne mérite d’être adopté et suivi à l’exception de l’avis qui la fixe à 40 jours. Car c’est celui des compagnons du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) que personne n’a contredit. Les autres avis nous viennent d’autres puisque leur consensus s’impose à celui qui est venu après eux. De plus, l’âme retrouve l’apaisement chez eux. Où va t-on se réfugier en dehors de chez eux en l’absence d’une sunna et d’un principe.

Cet avis est juste pour ces considérations :

La première est que c’est l’avis non contredit des Compagnons.

La deuxième est que dans cette question il est nécessaire de fixer les jours d’attente de la femme qui vient d’accoucher. Or il n’est pas possible de délaisser l’avis des Compagnons au profit d’un autre.

La troisième est que c’est aussi l’avis des gynécologues. Leur avis est en concordance avec celui d’Ibn Abbas et la majorité des ulémas.

Quant à la durée minimum de l’écoulement du sang des couches, elle n’a pas de limite selon l’avis de la majorité des ulémas. Si l’accouchée constate que le sang a cessé de s’écouler et qu’elle est devenue propre, elle doit prendre un bain rituel et se mettre à prier.

L’imam Abou Issa at-Tirmidhi (puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a rapporté dans son Djami que l’avis adopté à l’unanimité par les Compagnons du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui), par leurs successeurs immédiats et par ceux venus après eux est que l’accouchée est autorisée à abandonner la prière pendant 40 jours, à moins qu’elle se sache propre avant ce délai. Dans ce cas, elle prend un bain rituel et se remet à prier.


Cheikh Soulayman ibn Nassir al-Alwan. (www.islam-qa.com)

 

 

Le jugement à porter à l’écoulement de sang qui précède l’accouchement


Question:

Voici une femme qui constate un écoulement de sang pendant sa grossesse et à 5 jours de son accouchement au cours du mois de Ramadan. Est-ce que ce sang relève des menstrues ou est lié à l’accouchement ? Que doit-elle faire ?


Réponse:

Louange à Allah

Si elle constate un écoulement de sang à 5 jours de l’accouchement et ne voit aucun signe habituel indiquant l’imminence du travail, elle doit savoir que ce sang n’est ni celui des menstrues ni celui lié à des couches, mais c’est un sang avarié. Cela étant, elle ne doit pas abandonner la pratique rituelle notamment la prière et le jeûne.

Si l’apparition du sang s’accompagne d’un signe de l’imminence du travail, le sang est lié à l’accouchement et justifie l’abandon de la prière et du jeûne. Elle rattrapera le jeûne sans la prière après l’accouchement, une fois sa propreté recouverte.


Avis de la Commission Permanente. (www.islam-qa.com)

 


contact: contact@mamansmusulmanes.com
Copyright © 2006 [Mamans Musulmanes]. Tous droits réservés.